Grèce les merveilleux paysages de l'ile Ioniénne de Corfou

Prière de dévorer un minimum de documentation avant, pendant et après son voyage. Une démarche indispensable pour ceux qui veulent garder leur liberté et découvrir les sites par eux-mêmes. Les visites sont à programmer dès l’ouverture (en général, de 8 heures à 15 heures) ou en fin de matinée malgré la chaleur montante, lorsque les autocars reprennent la route, déjeuner oblige.

Les voyages accompagnés par un conférencier ont l’immense mérite d’avoir réponse à tout et les commentaires avisés permettent de mettre de l’ordre dans les pierres éparpillées sur des champs de ruines parfois très étendus.
La plupart des circuits organisés partent d’Athènes pour faire ensuite étape dans les sites les plus renommés du pays. En cette année de Jeux, la visite d’Olympie s’impose évidemment. A défaut d’y voir les athlètes, on mettra en scène les courses de chars et de chevaux, les pugilats (ancêtres des matches de boxe), la lutte et le pancrace (mélange de lutte et de pugilat) des athlètes de l’Antiquité.

A Delphes, conférenciers et guides se font l’écho des pythies, ces prêtresses par les transes et cris desquelles Apollon transmettait ses messages aux nombreux pèlerins qui, tels les touristes d’aujourd’hui, faisaient le siège du temple. Les pierres de Mycènes disséminées dans un paysage bucolique n’ont de sens que si l’on évoque la sanglante tragédie des Atrides. On comprendra la grandeur du théâtre d’Epidaure, l’un des plus parfaits et des mieux conservés de l’Antiquité, en apprenant que jadis, les malades venaient de toute la Grèce pour honorer Asclépios (Esculape), dieu guérisseur né des amours d’Apollon et de la mortelle Koronis.

En poussant plus loin, voici la Macédoine, terre des exploits d’Alexandre, et le mont Olympe où vivaient les dieux. Ou bien viser la Crète, la plus vaste des îles grecques, qui raconte les exploits de Thésée et du Minotaure, le rêve d’Icare et le labyrinthe de Dédale...
Outre ces itinéraires savants, la Crète est propice à la randonnée pédestre. Tout s’y prête : un relief vif dont seules les chèvres explorent tous les recoins, des orangeraies qui tapissent de riantes vallées, un vignoble entretenu depuis des millénaires, des oliveraies qui s’étendent à perte de vue, des habitants jaloux de leur identité et d’une souriante bonhomie qui résiste à toutes les invasions touristiques.

Site privilégié de ces promenades agrestes : la péninsule d’Akrotiri où se trouvent les gorges de Samarias, une faille longue d’une vingtaine de kilomètres, dont la descente laisse pantois tant le décor de rocailles est grandiose. Qu’il s’agisse des arcanes de sa mythologie ou des ravissements de sa nature, la Grèce invite parfois à une salutaire humilité.